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 * Rose Annabeth ~

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Rose Annabeth
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Club : Musique
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MessageSujet: * Rose Annabeth ~   Dim 24 Juin - 0:55

Rose Annabeth


J'aimerais plus de passion, plus de coeur et d'abandon, habiller de couleurs cette chanson ...


Personnage

|- Nom : Rose
|- Prénom : Annabeth
|- Âge : 15 ans
|- Sexe : Féminin


Fiche scolaire

|- Année Scolaire : 1ère Année
|- Niveau : Lycée
|- Club : Musique
|- Option : Basket



Tout le monde veut devenir un cat :3


* Son caractère~


Il est très aisé de définir clairement le caractère d’Annabeth. C’est une jeune fille adorable, à qui l’on s’attache facilement tant à cause de sa naïveté candide que grâce à sa capacité de toujours voir les choses du bon côté. En effet, la jeune anglaise n’est pas une personne négative qui imagine toujours le pire à la moindre situation ou qui s’affole lors d’une situation sortant de l’ordinaire. Elle a apprit à gérer son stresse à cause de sa maladie du cœur, qui pouvait lui être fatale si jamais son cœur s’affolait de trop. Pour revenir sur la naïveté, il est vrai qu’Annabeth l’est beaucoup : vous pouvez lui dire que vous êtes déjà allé sur la lune que la pauvre petite vous croirait. Néanmoins, ne vous amusez pas à lui mentir à longueur de temps car elle sait se montrer impardonnable lorsqu’elle remarque que vous l’avez trompé. Elle n’est pas rancunière ni du genre à se venger mais sait recadrer quand il le faut. Pour cela, pas besoin d’user de ses poings : la langue est de loin la chose la plus puissante du corps humain. La douleur physique guérit avec le temps, pas la douleur mentale. Bien qu’Annabeth n’aime pas se mettre en colère ou hausser la voix, elle n’hésite pas à la faire quand la situation le demande. Ce petit brin de femme est peut-être menu et naïve, il ne faut pourtant pas croire qu’elle est née de la dernière pluie.

Annabeth est également une adolescente très intelligente qui maîtrise parfaitement l’anglais, le japonais et le coréen. Puisqu’elle ne pouvait pas faire de sport avant ses seize ans, elle s’occupait en étudiant. D’ailleurs, sa vivacité d’esprit et son sérieux quant au travail ne sont plus à remettre en cause. L’adolescente prend ses études très à cœur puisqu’elle compte bien exercer un métier à responsabilité plus tard, comme juge ou peut-être même femme politique. Cet amour du travail ne l’empêche pourtant pas de pratiquer son instrument de prédilection, la harpe. Cet instrument à corde est de loin le préféré de la jeune anglaise qui pourrait passer des heures à gratter ses cordes sans jamais s’en lasser. Il lui arrive de chanter - puisqu’il faut bien le dire, elle chante bien - mais n’a pas réellement confiance en ses capacités de chanteuse. Elle préfère donc le faire à l’abri des oreilles. Annabeth joue aussi un peu de guitare avec son meilleur ami Raytôku, mais préfère sa harpe. Depuis quelques temps, elle a commencé le basket et adore ce sport qui lui permet de se dépenser. De plus, elle apprécie l’esprit d’équipe qui domine dans ce jeu. Elle ignore si elle est une bonne joueuse, mais cela l’importe guère : le principal n’était-il pas de s’amuser ?

Ce qui est le plus apprécié chez la jeune anglaise, c’est sûrement sa loyauté et sa gentillesse sans borne. N’ayant pas vécu dans un monde tout rose, elle a connait les difficultés de la vie, comme celle de ne rien avoir sur la table lors du repas. De ce fait, elle a développé un point de vu sur la vie qui est inhabituel pour une adolescente de son âge. Annabeth a depuis très longtemps comprit que les êtres humains doivent se serrer les coudes pour survivre, et que la loyauté n’est pas une chose à prendre à la légère. Vous apprendrez bien vite que celle de l’anglaise est infaillible et que, quand elle bonne sa confiance, c’est pour la vie. Et ça ne serait pas trop vous conseillez de ne pas vous moquer ou de ne pas saisir l’importance de cette confiance qu’elle vous donne, car Annabeth la met sur un piédestal. Pour elle, il n’existe pas plus fort que l’amitié sur terre. Même l’amour ne lui arrive pas à la cheville. Alors si vous rentrez dans son cercle d’amis, vous êtes sûr de pouvoir compter sur elle quelque soit les situations. En plus de cela, sachez qu’elle a le cœur sur la main. Si elle trouve un chaton dans la rue, elle n’hésitera pas à le ramener chez elle pour le remettre sur pattes. Elle ne supporte pas de voir quelqu’un de malheureux, alors Annabeth fera toujours en sorte d’aller voir cette personne afin de lui prêter une oreille attentive. Elle aime aider et être aider, puisqu’elle n’a pas vraiment de fierté à entretenir. Comme dit plus haut, l’anglaise a comprit que la meilleure des choses est l’entraide.

Néanmoins, il lui faut bien quelques défauts à cette petite. Annabeth est du genre...déterminé. On pourrait qualifier ceci de qualité si ce n’était pas à un stade aussi avancé. Quand l’anglaise a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs. Elle fera ainsi tout ce qui est possible pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. Elle peut se montrer trop téméraire, ce qui la met parfois dans de mauvaises situations. Bien qu’elle soit née d’un viol, Annabeth n’arrive pas à croire qu’il existe des gens mauvais dans le monde et cela fait donc d’elle une personne naïve, comme précisé plus haut. Mais cette naïveté peut devenir un défaut pour l’anglaise puisqu’elle ne mesure jamais les risques qu’elle pourrait courir. Il faut donc toujours avoir un œil sur elle pour être sûr qu’elle ne s’attire pas – encore – des ennuis. Elle a également la tendance à être dans la lune et perdre toute concentration. Et ce genre de chose lui arrive souvent en cours, et ce malgré son amour pour les études. Pour résumé, il faut toujours surveiller l’anglaise pour éviter qu’elle s’attire des problèmes, puisqu’elle en a elle-même pas conscience. Est-ce vraiment un défaut me dites-vous ? A vous de voir...Vous le changerez d’avis avoir en avoir subit les frais. ;)

* Son physique~


Commençons par son poids et sa taille. Annabeth mesure un mètre cinquante quatre et pèse quarante deux kilogrammes. Elle est plutôt mince, puisqu’elle n’a pas toujours mangé à sa faim dans son enfance, ce qui fait qu’elle n’a pas un appétit gargantuesque. Maintenant, une description de la tête aux pieds. Ses cheveux sont bouclés et blonds, lui arrivant un peu plus haut que les épaules. Elle s’attache que très rarement les cheveux, leur taille ne la gênant pas réellement. Parfois, elle se fait des petites couettes ou attache des petits nœuds sur ses mèches du devant. Une petite frange masque son front lisse, et généralement ses cheveux cachent ses oreilles...Ses yeux sont vert, couleur semblable aux feuilles d’un jeune chêne. Brillants, on ne se lasse pas de les fixés. Pourtant, lorsqu’ils sont baignés de larmes, on a envi que d’une chose : les essuyés. Néanmoins, Annabeth déteste ses yeux qui sont, d’après sa mère, les mêmes que son horrible père. Son nez est fin, et plutôt discret. Ses joues, rosées et douces, sont agréables au touché. Sa bouche, ou plutôt ses lèvres, sont minces et légèrement rosées. Elles sont encore vierges de baiser car l’anglaise les réserve à l’élu de son cœur, qui lui est portant inaccessible. Son cou n’est jamais, je dis bien jamais, nu. Il y toujours des foulards enroulés autour, même quand il fait chaud. La couleur de ceux-ci dépend de celles des vêtements d’Annabeth ce jour-là, mais ont souvent des teintes claires. Ses épaules sont claires, douces et, à première vue, fragile. On croirait que si elle portait un sac trop lourd sur ces épaules, celles-ci pourraient se brisées. Mais en réalité, elles sont plutôt robustes.

Sa poitrine - parce qu’il faut bien en parler... – n’est ni trop grosse, ni trop petite. Elle est dans les normes, quoi. Elle évite quand même les décolletés, parce que même si elle n’a pas une poitrine énorme, elle en a quand même pas mal...Il faut avouer que pour une lycéenne de son âge, elle a une bonne poitrine. Bref, passons. Ses bras sont longs et fins, et terminés par des mains habiles et douces. Ses ongles ne sont que très rarement vernis, parce que la jeune fille n’en voit pas vraiment l’utilité. Quand elle le fait, c’est le plus souvent lors des fêtes. Son ventre est plat, dénué de toutes cicatrices ou tâches de naissance. Les jambes d’Annabeth sont pas grasses du tout et ne présentent aucun problème. Pour finir, ses pieds sont normaux, pas vraiment grand-chose à dire dessus. Sa peau est claire, voir même laiteuse. Annabeth n’est pas très musclée car elle n’a jamais put pratiquer de sport depuis sa plus tendre enfance. Elle a donc des difficultés physique, comme un manque voyant d’endurance. Mais l’anglaise persévère : ses muscles sont bien finir par se manifester un jour !

Niveau vestimentaire maintenant. Annabeth adore les tenues classiques, avec les belles chemises à col et les jupes de petites filles modèles. L’anglaise affectionne également les belles robes de soirée, tout autant que celles d’été, légères et agréables à porter. Sa préférée est rose à gros pois blanc, qu’elle porte très souvent puisqu’il s’agit d’un cadeau de sa mère. Elle porte souvent des chapeaux, comme les bérets, les chapeaux de paille, les chapeaux melons, les chapeaux de cow-boy, les hauts-de-forme...Bref, vous l’aurez comprit : toutes les formes de couvre-chef plaisent à Annabeth ! Elle en a d’ailleurs une bonne collection, bien que son préféré soit son béret blanc et tout doux qu’elle ne donnerait contre rien au monde. Pour les chaussures, elle met de tout tant qu’elle est à l’aise. Néanmoins, elle n’affectionne pas très les talons car elle préfère avoir les talons à la hauteur des oreilles. Comme dit plus haut, l’anglaise couvre toujours son cou avec des foulards aux diverses couleurs. Elle ne sort jamais sans, et le seul moment où elle n’en porte pas, c’est quand elle dort. Lorsque les événements lui permettent, Annabeth aime revêtir le yukata que le père de Tetsuya lui a offert un peu avant son mariage avec Haylee.



Vous, derrière votre ordinateur


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MessageSujet: Re: * Rose Annabeth ~   Dim 8 Juil - 23:40

* ONCE UPON A TIME, ANNABETH ~


    ~ A bout de souffle, les jambes douloureuses et la tempe sanguinolente, Haylee Rose bifurqua dans une sombre ruelle espérant ainsi échapper à son agresseur. Ayant perdue ses parents peu de temps auparavant, la jeune femme avait du trouver un emploi pour subvenir seule à ses besoins. A seulement dix huit ans, elle avait arrêté ses études pour prendre sa vie en main. Néanmoins, Haylee n’avait pas put prévoir qu’il était fort ardu de trouver un emploi, surtout à son âge et sans aucun diplôme en poche. Bientôt, elle n’eut plus les moyens de payer le loyer de son immeuble et se retrouva dans la rue. La pauvre adolescente n’eut plus d’autre choix que de se tourner vers la chose la plus humiliante à ses yeux : la prostitution. Il ne fut pas trop difficile de dénicher un proxénète qui, l’ayant méticuleusement scruté de ses yeux pervers et professionnels, l’engagea sur le champ. Il l’a mit d’ailleurs à l’épreuve le soir même et la pauvre anglaise reçut en elle des hommes s’amusant à la salir, à l’humilier. Haylee ne put supporter longtemps ce traitement ignoble, et déposa sa démission auprès du proxénète. Mais ce dernier ne pouvait pas laisser partir un tel bijou : tous ses clients appréciaient le corps appétissant de la jeune fille. La laisser partir baisserait considérablement son chiffre d’affaire qui avait largement augmenté à l’arrivée d’Haylee.

    Quand cette dernière comprit qu’elle était plus une captive qu’une employée, elle décida de s’enfuir. Mais le proxénète fut plus rapide, et l’assomma à l’aide d’un manche à balai. Quand Haylee se réveilla, l’horrible pervers se tenait entre ses cuisses, s’apprêtant à passer à l’acte. Elle poussa des cris de terreur et tenta de fuir, mais que pouvait une pauvre fille maigrichonne contre un gros sac de viande ? Ce dernier viola la pauvre femme qui dut de nouveau subir la pire des humiliations, mais cette fois-ci de la part de son patron. Jamais ce dernier ne l’avait touché, laissant ce loisir à ses clients. Mais d’après ce qu’ils lui disaient, cette petite était « bonne », alors il s’était permit de goûter. Et effectivement, Haylee était une véritable merveille, il ne pouvait décidément pas s’en séparer. Et maintenant qu’il y avait croqué à pleine dent, il devint gourmand. Pour ne pas que sa cerise – c’est ainsi qu’il la surnommait – ne tente de s’échapper, il roua ses jambes de coups, les rendant inutilisables. Elles n’étaient pas cassées, oh non, ce serait bien trop difficile pour lui de se servir de la jeune fille après. Mais elles étaient assez amochées pour ne plus supporter le poids pourtant faible d’Haylee, qui devait se tenir aux meubles pour avancer, au lieu de quoi ses jambes se dérobaient sous elle. Le proxénète profita d’elle plus d’une fois, sans prendre la peine de se protéger. Alors ce qui devait arriver arriva.

    Alors que la jeune fille se trainait misérablement jusqu’à la piteuse et minuscule pièce qui lui servait de chambre, elle fut prise d’une nausée qui lui fit vomir le maigre repas qu’elle venait d’ingurgiter. Aussitôt, elle paniqua. Si le proxénète, qui se faisait appelé Sam, voyait cela, elle était certaine qu’elle ne passerait pas sa nuit à dormir. Malgré sa fatigue et sa grande faiblesse, Haylee ramassa comme elle put ses dégâts et gagna sa chambre pour s’allonger sur la couche dure et sale que Sam osait appeler « lit ». Le lendemain, le proxénète dut lui-même la tirer du lit pour qu’elle se mette au travail. Néanmoins, elle était trop faible et bouleverser pour satisfaire les clients qui prirent bien évidemment la peine de se plaindre au patron. Ce dernier s’en prit donc à Haylee, qui se laissa insulter de tous les noms sans répliquer, sans même parvenir à pleurer. Elle l’avait tellement fait ces derniers temps qu’elle n’y arrivait plus. Quand il troqua les mots contre les poings, l’anglaise tenta de se protéger du mieux qu’elle put, mais en ressortir tout de même avec de nombreuses ecchymoses.

    Les mois passèrent, et le ventre d’Haylee s’arrondissait de plus en plus. Et bien sûr, cela n’échappa pas au proxénète qui la voyait nue la plupart du temps. Puisque l’utilisation du préservatif était obligatoire pour ses clients, il était clair que l’enfant que sa cerise portait était le sien. Mais il n’allait certainement pas sautiller de joie et soupirer d’allégresse à l’idée de devenir papa. Cet enfant était la preuve de ses crimes, et il devait n’y avoir aucune preuve. Il convoqua donc Haylee et, après l’avoir immobiliser, il frappa avec fureur son ventre rond. La jeune fille hurla de douleur, ne supportant pas un tel supplice. Quand, ivre de colère, Sam finit par libérer les mains de la pauvre femme pour la frapper à deux poings, l’anglaise en profita pour se saisir du premier objet qui lui tomba sous la main – ici une bouteille en verre – et l’abattre sur le crâne du proxénète La bouteille éclata, et un morceau de verre entailla profondément sa peau de la tempe droite de la jeune femme sans s’y enfoncer. Sonné, Sam bascula en arrière, libérant la pauvre femme qui se rua à l’extérieur. Mais elle ne put faire qu’un pas avant de s’effondrer sur le sol, son corps en proie de terribles douleurs. Son ventre en particulier lui causait d’horribles maux qui lui donnaient des nausées. Elle rassembla toute la force qui lui restait pour se lever et rejoindre sortie. Il faisait nuit noire, mais sentir l’air caresser sa peau après si longtemps lui procura le courage qui lui manquait pour se mettre à courir. Elle tanguait, ses jambes flageolaient, mais elle tenait bon. Si elle s’arrêtait maintenant, Sam l’attraperait et, à coup sûr, la tuerait. Même si la mort était une possibilité qui l’avait souvent effleuré, ce soir là, Haylee voulait vivre. Elle voyait la lumière au bout du tunnel, enfin. Des petits graviers s’enfonçaient dans ses pieds nus, mais rien n’arrêterait sa course désespérée, pas même les flaques d’eau dans lesquels elle pataugeait difficilement. Un coup de feu retentit dans son dos, et Haylee comprit que Sam la poursuivait.

    Nous reprenons donc là où l’on s’était arrêté au tout début. Haylee, venant de bifurquer dans une ruelle étroite, sombre et malodorante, n’en pouvait plus et devait prendre une pause. Mais elle était consciente que Sam ne lui accorderait pas de répit. La meilleure chose à faire était de se cacher et d’attendre que le danger soit écarté. Mais où trouver une cachette décente ? Si elle se planquait dans la ruelle, le proxénète aura tôt fait de remuer ciel et terre pour la retrouver. Si Haylee voulait vivre, elle devait trouver un endroit où Sam n’oserait jamais mettre le nez. Le commissariat par exemple. Elle fouilla dans sa mémoire, tentant de se rappeler sa position. Ca faisait un an qu’elle vivait enfermée dans le bordel de Sam, elle avait perdu tous ses repères. Elle sursauta quand elle entendit du bruit derrière elle. Aussitôt, l’anglaise bondit sur ses jambes douloureuses et reprit sa course désespérée. Elle sortie de la ruelle et déboula en plein centre ville. Quelle veine ! Sam n’allait tout de même pas la poursuivre aussi loin ? Néanmoins, l’anglaise ne devait pas se reposer sur ses lauriers. Elle devait rapidement trouver le commissariat. Elle lut attentivement les panneaux et fini par arriver devant le grand édifice. L’intérieure était baigné de lumière, prouvant à la fugitive que les policiers étaient là. Elle gravit avec difficulté les quelques marches de ciment et poussa la porte du commissariat. La chaleur l’enveloppa si soudainement qu’elle s’évanouit.

    Haylee s’éveilla lentement, étrangement sereine. Ses yeux papillonnèrent pour s’habituer à la lumière à laquelle elle n’était plus habituée. Elle analysa lentement la situation. Elle était allongée dans un lit très confortable, habillée d’un vêtement propre. Ses cheveux étaient démêlés et sentait la lavande. L’anglaise porta sa main à sa tempe et constata qu’elle était pansée. Elle tenta de bouger les jambes, mais une douleur fulgurante la secoua. Elle n’avait rien oublié de sa course désespérée dans les ruelles de la ville, fuyant le bordel de Sam. Les policiers avaient du la conduire à l’hôpital après son malaise. Combien de temps avait-elle dormi ? Elle ne constata que longtemps après que son ventre n’était plus aussi gonflé qu’avant son évanouissement. Avait-elle perdue son bébé ? Bien que ce dernier ait été conçu dans d’horribles circonstances, ce n’était pas sa faute. Haylee s’en voudrait jusqu’à la fin de ses jours s’il lui était arrivé malheur. Une vieille infirmière entra alors dans la chambre, et un sourire se dessina sur son visage marqué par les rides.

    « Vous vous êtes enfin réveillée ! Vous nous avez fait une peur bleue vous savez.
    - Mon bébé...balbutia Haylee en sentant des larmes lui monter aux yeux.
    - Ne vous inquiétez pas, il va bien. Après votre malaise au commissariat, les policiers ont tout de suite appelé une ambulance et nous vous avons prit rapidement en charge. Mais pour vous donner les soins nécessaires, nous avons dû extraire votre bébé par césarienne. Il est né prématurément puisque vous en n’étiez qu’à sept mois de grossesse. Néanmoins, les puéricultrices le signalent hors de danger. Nous devons encore le garder sous surveillance jusqu’à ce qu’il atteigne un poids normal. »

    Haylee hocha lentement la tête. Même si elle ne saisissait pas les mots techniques qu’employaient désormais l’infirmière pour lui parler de sa césarienne et la prise en charge de son enfant, elle savait son bébé vivant.

    « Mais parlons de vous à présent. Vous souffriez de nombreux maux lorsque vous êtes arrivés, soit malnutrition, nombreuses ecchymoses sur la totalité de votre corps, jambes presque brisées, ouvertures à la tempe droite et sur le plat des pieds ainsi que diverses maladies heureusement non mortelles et facilement soignables. Vous dormez depuis une semaine maintenant, nous étions obligé de vous nourrir par perfusion. »

    L’infortunée remarqua à l’instant la seringue plantée dans son bras. Mais elle se fichait bien de son état. Elle voulait voir son bébé, maintenant. Quand elle communiqua sa requête à la vieille infirmière, cette dernière s’affola :

    « Oh non non non ! Vous ne quitterez pas cette chambre tant que vous ne serez pas sur pied. De plus, les maladies que vous avez contractées pourraient être nocives pour votre bébé. Faites nous confiance, nous nous occupons bien d’elle. »

    Elle... ? C’était donc une petite fille ? Cette fois, Haylee ne put retenir ses larmes. L’infirmière paniqua, croyant être la source de ce chagrin. Mais en réalité, l’anglaise était heureuse. Elle avait réussit à s’enfuir de l’enfer du bordel. Elle était à l’hôpital où elle recevait des soins, et elle avait une petite fille. La vie qui l’avait si longtemps abandonnée semblait lui sourire de nouveau. Haylee se fichait que son bébé soit né de la semence de ce gros tas de viande dégoûtant : c’était sa fille, son bébé...

    Les semaines s’enchaînèrent, et Haylee reprenait du poil de la bête. Elle reçut fréquemment la visite du policier qui avaient ouvert une enquête en apprenant que les blessures présentes sur le corps de l’anglaise lui avaient été prodigués par le directeur du bordel du coin. Grâce au témoignage de la fugitive, Sam fut condamné à la prison, et le bordel fut fermé. Etant guérie de toutes ses maladies, Haylee sentait qu’elle pourrait bientôt voir son bébé. La jeune infirmière chargée de son cas, prénommée Chloé, lui apportait souvent des nouvelles de sa fille. Haylee et Chloé avaient rapidement sympathisées et devenues de bonnes amies. C’était réellement un nouveau départ pour la jeune femme. Elle fut autorisée à voir sa fille trois semaines après son arrivée à l’hôpital. Les ecchymoses avaient pour la plupart disparus, et seules ses jambes lui causaient encore du souci. Elle avait tellement couru malgré leurs fragilités qu’elles auraient put se briser. Mais, fort heureusement, cela n’était pas arrivé. Haylee devait prendre beaucoup de médicaments pour les consolider avait des séances de rééducations deux fois par semaine. C’est donc sans avoir besoin de se tenir à quelqu’un ou quelque chose, mais toujours aussi tremblante sur ses jambes, qu’Haylee put rejoindre le service de pédiatrie où se trouvait sa fille. Cette dernière était toute petite, mais les puéricultrices la jugeaient en pleine forme. La mère fut autorisée à tenir quelques minutes son bébé dans ses bras, et Haylee pleura de joie.

    « Tu as une idée de prénom ? lui demanda Chloé, émue.
    - Annabeth...Comme ma mère... »

    La petite fille fut donc, comme le voulut sa mère, prénommée Annabeth. Elle n’avait pas encore le poids nécessaire pour la sortir de la couveuse, mais s’était déjà une battante. Les puéricultrices préférèrent tout de même avertir Haylee de la possibilité d’une quelconque anomalie dans le métabolisme d’Annabeth. Etant née prématurément, la petite fille allait avoir des séquelles, il ne fallait pas se voiler la face. Mais Haylee le savait déjà. Il pouvait bien manquer les deux mains à sa fille qu’elle l’aimerait quand même.

    Le problème d’Annabeth se révéla deux mois plus tard. Si Haylee était désormais en pleine forme, elle restait à l’hôpital afin de veiller sur sa fille. Âgée de trois mois, la petite faisait désormais à peut près la taille d’un bébé normal. Aucune anomalie n’avait été détectée dans son anatomie, mais un examen révéla que le poupon avait une maladie du cœur très rare qui lui interdirait toutes sortes de sport. Haylee fut affligée par la découverte, mais ne baissa pas les bras. Si sa fille ne pouvait pas faire de sport, elle n’en ferait pas non plus. A cause de sa condition sociale, la nouvelle maman se vit obligé de faire appel à un organisme, nommé Rainbow, pour redémarrer sa vie. Quand elle put quitter enfin l’hôpital avec sa fille, ses bienfaiteurs lui trouvèrent un charmant studio au centre ville. Ainsi, elle était près du docteur et de la pharmacie en cas de problème, ainsi que d’une petite supérette, puisqu’elle n’avait pas le permis. Se réintégrer dans la société après tant de souffrances dans le bordel de Sam troubla beaucoup Haylee qui mit longtemps à reprendre un rythme de vie normale. N’ayant personne pour s’occuper d’Annabeth, la jeune femme ne pouvait pas trouver d’emploi pour subvenir elle-même à ses besoins. L’organisme et les services sociaux lui versaient une somme raisonnable d’argent lui permettant de vivre sans trop se priver, mais elle voulait qu’Annabeth mange ce qu’elle avait acheté avec les sous gagnés par la sueur de son propre front. Elle proposa donc aux femmes du coin de faire leur repassage, avec seule condition de pouvoir être chez elle pour veiller sur Annabeth. Cette dernière, malgré sa maladie, vivait sa vie comme tous les autres bébés, excepté les médicaments qu’elle devait prendre chaque matin.

    Pendant trois ans, Haylee et Annabeth vécurent au crochet de l’organisme. Mais maintenant que la petite fille avait l’âge d’aller à la maternelle, sa mère allait pouvoir trouver un véritable emploi. Mais elle avait peur qu’en cas de problème, les maitresses ne sachent pas comment réagir. Rainbow lui proposa alors d’inscrire Annabeth dans leur maternelle, où ils prenaient soin de plein des enfants dans le mêmes cas d’Annabeth. Au départ, Haylee craignit que cet environnement ne traumatise sa fille, mais après avoir visité les installations, elle admit que c’était parfait. Ils se mêlaient dans la crèche de Rainbow des bébés en pleine forme ainsi que des bébés atteints de diverses maladies. Annabeth côtoieraient ainsi une communauté normale. Haylee put donc se mettre à la recherche d’emploi. Elle enchaina les petits jobs pour garnir son CV, que ce soit serveuse, caissière, couturière, ect...La jeune femme fut réellement embauchée l’année des cinq ans d’Annabeth. La petite fille possédait de beaux cheveux blonds bouclés tout comme sa mère, mais avait les yeux vert limpides de son horrible père...Quoi que ses yeux étaient la plus belle partie du corps de Sam. Néanmoins, ils avaient perdu toutes leurs valeurs quand ils s’étaient mit à scruter avec appétit le corps d’Haylee. Cette dernière se remettait d’ailleurs très mal de cette expérience traumatisante. Elle ne voulait plus tomber amoureuse car les relations sexuelles l’effrayaient. Elle savait bien que tous les hommes ne pensaient pas qu’au sexe, mais qu’aucun d’eux ne pourraient vivre avec une femme qui refuserait même de se dévoiler à lui. Alors Haylee décida de rester célibataire, préférant élever sa fille unique seule. Elles auraient toujours put vivre ainsi, dans la joie et l’amour mais le monde d’Haylee se bouscula du jour au lendemain.

    Il y avait un rituel qu’elle n’avait pas le droit d’oublier. Tous les soirs, en sortant du cabinet médical où elle travaillait comme assistante à la secrétaire, elle allait chercher Annabeth à la sortie de l’école. Cependant, elle ne pouvait pas se permettre de venir les mains vides : elle devait toujours la rejoindre avec une barre chocolatée et la poupée de sa fille. Puisqu’elle ne pouvait pas faire le moindre sport, Annabeth passait la plupart du temps cloîtrée à l’intérieure, que ce soit chez elle ou à l’école. De ce fait, Haylee l’emmenait toujours se promener au parc après les classes. Ne pouvant bien évidemment pas s’amuser dans les installations pour enfant, Annabeth demandait toujours à avoir sa poupée pour jouer avec là bas. L’année précédente, pour les six ans de sa fille, Haylee lui avait acheté une poussette pour son poupon. Le cadeau avait ravie la petite fille, qui ne partait jamais sans. Haylee tirait donc la poussette derrière elle quand elle arriva près de l’école. Ce qu’elle vit l’ébranla au plus haut point. Annabeth était à sa place habituelle, assise sur les rebords de pierre délimitant la cours de récréation, son cartable rose sur les épaules. Mais le problème était qu’elle n’était pas seule. A côté d’elle, et semblait lui tenir la conversation, se tenait un homme bien en chair et immense, au visage ocre et aux yeux vert limpide. Le même vert que celui d’Annabeth. Haylee resta figée devant cette image du père et de la fille réunie. La petite demoiselle ne semblait pas apeurée pour deux sous, et souriant même de toutes ses dents. Qu’allait faire Sam ? Se venger de la trahison de sa cerise par le biais de sa fille ? Mais en fait, que faisait-il là ? Sa peine de prison ne pouvait pas déjà avoir prit fin. Affolée, Haylee ne savait pas quoi faire. Si elle bondissait parmi les élèves pour rejoindre sa fille, alors Sam aura la confirmation quant à l’identité de la fillette. Mais si elle ne faisait rien, Annabeth risquait gros. Le cœur de la mère rata un battement quand Sam tourna lentement la tête dans sa direction. Un sourire machiavélique se dessina sur ses lèvres, alors qu’il déposa sa main sur l’épaule de la petite, qui lui lança d’ailleurs un regard interrogateur. D’un geste brusque, il fit descendre Annabeth de son perchoir, la faisant tomber à plat ventre sur le gravier.

    « Annabeth, non ! »

    S’écria Haylee en lâchant les jouets de sa fille sur le trottoir. Elle se précipita sur son enfant qui s’était mise à pleurer, écorchée au front. Bien sûr, les parents et enfants tout autour s’affolèrent et s’écartèrent lorsqu’Haylee arriva comme une furie près d’Annabeth. Elle se penchait sur son enfant lorsqu’elle reçut un coup dans l’estomac, la faisait se plier en deux. Sam attrapa sa fille par les cheveux et lui beugla d’horribles insultes, autant sur elle que sur sa mère. Les gens tout autour, pétrifiés de peur et de stupeur, n’aidèrent même pas la fillette à échapper à l’ancien proxénète. Hurlant de peur et de douleur, Annabeth se mit à se convulser, les yeux exorbités. Haylee arracha son enfant des bras de Sam qui leva la main pour frapper la mère et la fille. Mais les sirènes des policiers retentirent, le forçant à fuir. Il détala parmi la foule, les parents trop occupés à protéger leur enfant pour l’arrêter. Affolée, Haylee regardait sa fille secouée de violents spasmes, impuissante. Les policiers embarquèrent directement la mère et l’enfant pour les emmener à l’hôpital. Bien heureusement, elles étaient arrivées assez tôt pour éviter le pire.

    Haylee apprit rapidement que Sam avait été libéré sous caution mais qu’il avait quitté le secteur qui lui avait été autorisé. Maintenant qu’il était en fuite, Annabeth et sa mère étaient en danger, car il chercherait à coup sûr à se venger. La police conseilla alors à la jeune femme de quitter l’Angleterre pour un autre pays, le plus éloigné possible. S’arracher ainsi à ses racines, à son pays causerait beaucoup de souffrance à Haylee, mais la sécurité de son enfant est ce qui comptait le plus pour elle. On lui proposa plusieurs pays prêtent à l’accueillir, et le choix de la mère célibataire se porta sur le Japon. Plus jeune, elle était passionnée par la culture nippone et l’idée de s’y établir lui plaisait assez. Tant qu’à quitter son pays, autant partir dans celui de ses rêves. Puisqu’elle n’avait pas beaucoup de meubles, les cartons furent vite pliés. Annabeth était très triste de quitter son école et ne comprenait pas pourquoi sa mère voulait s’en aller dans un autre pays.

    « Pourquoi on part maman ? s’affligea la fillette, un jour où elle aidait sa mère avec les cartons.
    - Quand tu seras plus grande, je t’expliquerais tout ma chérie. Pour le moment, nous devons partir. Je te le dirais ma princesse, je te le promets, mais quand tu seras plus grande. »

    Même pas une semaine plus tard, elles prenaient l’avion les emmenant dans leur pays d’adoption. Annabeth était nerveuse et n’arrivait pas à rester assise sur son siège plus de cinq minutes. L’altitude ne lui sied guère, elle avait peur de refaire une crise comme devant l’école. Mais Haylee avait tout prévu, et avait tous les médicaments à porter de main en cas de crise. Mais le voyage se passa sans problème, et elles arrivèrent à l’aéroport de Tokyo à huit heures du matin. Elles avaient dormi dans l’avion, mais pas suffisamment pour être en pleine forme. Une japonaise les accueillit, et leur expliqua que c’était elle qui allait les aider à s’intégrer dans le pays. Elle faisait partie de l’association Kokoro, et avait été également chargé de trouver un logement pour les deux étrangères. Les conditions de santé d’Annabeth nécessitaient un hôpital ou un cabinet médical bien équipé à quelques minutes à pied, puisqu’Haylee n’avait pas les moyens de passer le permis de conduire. La japonaise, nommée Hakuba Michirô, avait épluché les journaux et les sites de locations pour trouver le logement qui conviendrait le mieux aux anglaises. Elle avait finalement réussit à trouver un appartement dans le quartier voisin d’un hôpital renommé, dans la ville de Kawasaki. Il fallait faire trois heures de voiture pour y aller, mais c’était la dernière étape avant l’emménagement des deux anglaises. Le trajet parut très long à Annabeth qui s’ennuyait ferme. Elle avait rarement prit la voiture puisque sa mère en avait pas. De toute façon, la petite fille était beaucoup plus à l’aise les pieds au sol. Elle s’agitait sur son siège, sa ceinture la démangeait...Bref, il était temps d’arriver à destination. Heureusement pour Michirô et Haylee, la petite fille finit par s’endormir, son pouce fourré dans sa bouche, sa poupée pressée contre elle.

    L’appartement que leur avait dégoté Michirô se trouvait au rez-de-chaussée et possédait même une petite cours. Il était un peu plus grand que le studio dans lequel les deux anglaises avaient longtemps vécu. Décidément, les organismes japonais étaient moins radins que ceux anglais. Il s’étendait évidemment sur un seul étage et possédait une cuisine, une salle de bain, un toilette, un salon salle à manger et deux chambres. Il y avait même un petit dressing où Haylee pourrait entreposer le linge et les appareils comme le fer à repasser ou l’aspirateur. La petite Annabeth se réjouit d’avoir une plus grande chambre ainsi qu’un jardin. Dans leur studio à Brighton, elles n’avaient pas de cours, empêchant la fillette de sortir lorsqu’Haylee n’avait pas le temps de l’emmener au parc. La jeune femme était rassurée de voir que son enfant se plaisait dans leur nouveau logement. Leur carton avait été livré la veille et un camion ne devait pas tarder à arriver avec. Haylee aida les déménageurs à porter ses affaires, ainsi qu’Annabeth qui trimballa ses peluches avec candeur. Elles furent définitivement installée que trois jours plus tard, puisqu’il leur avait fallut déballer tous les cartons et tout ranger aux places appropriées. Annabeth s’habitua vite à son nouvel environnement, ce qui soulagea Haylee. Elle s’en était voulu d’avoir arrachée sa fille à ses amis et son pays, mais sa sécurité était la chose la plus importante pour la jeune femme.

    Quelques jours plus tard, Michirô vint les chercher pour les accompagner au centre de leur association de Kawasaki. Kokoro disposait de nombreux centres dispatchés dans plusieurs villes du Japon. Le centre de Kawasaki prenait en charge les enfants ayant des maladies cardiaques ou pulmonaires. C’était une raison pour laquelle Michirô avait choisi cette ville pour les anglaises. Ces derniers visitèrent les locaux avec leur bienfaitrice et constatèrent à quel point les enfants jouissaient d’une condition exemplaire. Ils avaient accès à plusieurs activités malgré leur maladie et s’amusaient comme n’importe quel enfant. C’était encore mieux que le centre Rainbow. Michirô expliqua à Haylee que tous les étés, les enfants inscrit pouvaient participer à un voyage de cure. Cela leur permettait de passer des vacances avec leurs amis dans des conditions qui leur convenaient d’avantage. Pour que les deux adultes puissent discuter tranquillement, elles laissèrent Annabeth rejoindre les autres enfants. Ca lui permettrait ainsi de se familiariser avec ses nouveaux camarades. A peine la fillette avait-elle posé un pied dans la petite salle aux couleurs chatoyantes qu’elle fut accueillit par les autres qui se firent une joie de tout lui faire visiter. Dans ce centre, les enfants étaient invités à venir jouer quand ils le voulaient. Le plus souvent, les parents y laissaient leur rejeton quand ils travaillaient. Un bus escortait les enfants du centre à leur école, facilitant d’avantage les parents. Quand elles rentrèrent chez elles, Haylee questionna sa fille sur le centre. Avec un magnifique sourire, Annabeth avait fait part de son enthousiasme, louangeant Kokoro à efforts de grands cris. Décidément, la vie au Japon s’annonçait plus radieuse qu’en Angleterre pour les deux étrangères... Ne connaissant pas un mot de japonais, Haylee et Annabeth participaient à des cours trois fois par semaine. Etant arrivée lors des vacances scolaires, la petite fille pouvait apprendre les rudiments de la langue avant d’aller à l’école. Ce n’était pas facile d’assimiler une nouvelle langue, surtout que le japonais n’utilisait pas de lettres. Mais ni Haylee ni Annabeth ne baissa les bras pour autant.

    A la reprise des classes, Annabeth fut scolarisée dans l’école de Kawasaki. Son statut de petite nouvelle étrangère encouragea les autres élèves à beaucoup parler avec l’anglaise, aidant ainsi cette dernière à se faire des amis et à pratiquer la langue. Néanmoins, son tout premier véritable ami, ce ne fut pas à l’école qu’Annabeth le rencontra, mais au centre. C’était un garçon d’un an son aîné, nommé Raytôku. Il souffert d’asthme et, tout comme Annabeth, ne pouvait pas faire de sport. C’est lui qui transmit à la fillette son amour pour la musique. C’est pour cela que les deux enfants avaient demandé à leur parent de les inscrire à des cours. Raytôku opta pour le piano électrique tandis que sa camarade pour la guitare. A seulement neuf ans, Annabeth se révéla une élève talentueuse et assidue, qui prenait beaucoup de plaisir à jouer. Elle élargit son répertoire d’instrument en apprenant également la harpe. Elle aimait beaucoup cet instrument qui lui rappelait celui des princesses de ses contes de fée préférés. Haylee, elle, trouva un travail dans une agence de publicité. Les idées et la créativité de la jeune femme l’aida à monter rapidement en grade, et donc à recevoir un salaire de plus en plus conséquent. Bientôt, elle ne fut plus obliger de vivre au crochet de l’association. Cela attrista tout de même Annabeth qui aimait aller jouer au centre avec Raytôku et les autres. Touchés par l’affection qu’avait la petite fille pour Kokoro, les dirigeants de l’association lui permirent de rester un membre, sans pour autant continuer de verser des sous à sa mère. Cette dernière se réjouissait de voir sa fille si épanouit et heureuse. Elle ne regrettait pas d’avoir fuit au Japon.

    La vie s’écoula paisiblement durant six années pour Haylee et Annabeth. Elles vivaient dans un studio, toujours à proximité de l’hôpital, mais plus grand et mieux placé que leur premier logement. Pour ses douze ans, la demoiselle avait eu un petit chat blanc qu’elle avait nommé Rainbow, puisqu’elle avait beaucoup aimé la première association qui avait prit elle et sa mère en main. Les deux anglaises maîtrisaient totalement la langue japonaise, et Haylee avait un poste important au sein de l’agence de publicité dans laquelle elle travaillait. Un jour, on lui proposa un grade encore au dessus, lui permettant de devenir la responsable de l’agence de Fukuoka. Le salaire et le travail était très tentant, mais Haylee ne voulait pas arracher de nouveau sa fille à ses amis. Annabeth se plaisait beaucoup à Kawasaki, et quitter son ami Raytôku la briserait. Elle n’avait pas refait de crise depuis quelques années, sa dernière remontant à un exerce d’alarme incendie qui l’avait surprise. De plus, la jeune adolescente ne voudrait jamais quitter le centre Kokoro. Haylee tenta tout de même de lui en parler, et sa fille l’écouta avec beaucoup d’attention.

    « Si on part, je veux d’abord que tu tiennes la promesse que tu m’as faite. »

    La requête de sa fille étonna beaucoup Haylee qui s’attendait plutôt à une crise de larmes. Mais Annabeth semblait parfaitement paisible, si bien que sa mère comprit que l’enfant avait une autre idée derrière la tête. Néanmoins, la jeune femme se demandait si elle pouvait parler de Sam à sa fille, ainsi que des circonstances de sa naissance. Mais Annabeth avait raison : Haylee avait promit de tout lui expliquer. A quatorze ans, elle était en âge de comprendre, bien qu’Haylee ne fût pas fière de lui avouer tout cela. En choisissant les mots les plus appropriés, la jeune femme lui expliqua la mort de ses parents et la conséquence de cela. Avec beaucoup d’humilité, elle avoua à sa fille à quel point elle s’était dégoûtée elle-même en se tournant vers la prostitution. De plus en plus bouleversée par ce qu’elle apprenait, Annabeth ne put retenir ses larmes dans sa mère lui raconta son premier rapport sexuel avec Sam, puis les humiliations qu’elle avait enduré pendant presque deux ans. Quand Haylee aborda le chapitre sur sa grossesse, l’adolescente comprit. Elle était le fruit d’un odieux viol. La preuve de l’humiliation de sa mère. Profondément mal à l’aise et honteuse d’elle-même, Annabeth s’enfuie dans sa chambre avant d’entendre la fin de cette horrible histoire. Sa mère avait vécu tant d’horribles choses dans le bordel de Sam. Et dire qu’elle s’était trouvée en face de ce monstre quand elle avait six ans, sur le muret de l’école. Et elle lui avait sourit, sans savoir ce qu’il avait à sa mère. Si Annabeth l’aurait sut à ce moment là, elle aurait fait payer Sam pour ses crimes. Elle pleura toute la nuit, n’osant plus se montrer à sa mère. Comment pourrait-elle la regarder en face maintenant qu’elle connaissait ses origines ? Pourquoi Haylee avait-elle décidé de la garder, pourquoi s’était-elle battue pour elle alors qu’elle était la preuve de son humiliation ? Sa mère la rejoignit au beau milieu de la nuit, et lui raconta la fin de l’histoire tout en caressant sa chevelure blonde. Elle lui expliqua qu’elle pouvait être la fille du plus odieux personnage de la terre, elle resta sa fille, sa petite Betty et qu’elle l’aimait malgré les circonstances de son existence. Haylee lui avoua même que, sans elle, sûrement serait-elle encore au bordel, à satisfaire les pervers de l’Angleterre.

    « Est-ce que je lui ressemble ? renifla Annabeth.
    - Tu as ses yeux... »

    Les sanglots de l’adolescente redoublèrent. Elle avait toujours voulu que sa mère la regarde dans les yeux pendant qu’elles se parlaient, car ni Haylee ni elle ne voulait être soumises à l’autre. Mais en lui posant cette condition, Annabeth l’avait forcé à se rappeler encore et encore des yeux de son agresseur. Haylee frictionna le dos de sa fille, la consolant par de douces paroles. L’adolescente ne devait pas avoir honte de ses yeux, qui étaient si beaux. Après tout, même si Sam était un gros tas de viande pervers, c’est sûrement la teinte de ses yeux qui avait toujours plut à Haylee. S’il n’avait pas été un proxénète aussi dégoûtant, sûrement serait-elle tombé amoureuse de lui. Elle parvint finalement à consoler l’adolescente, qui avoua à sa mère que ça ne la dérangeait pas de déménager à Fukuoka, puisque le père de Raytôku y était muté. Pour punir les cachotteries de sa fille, Haylee la chatouilla jusqu’à ce qu’elle demande grâce.

    C’est avec émotion qu’Annabeth fit ses adieux à ses amis du centre de Kawasaki. Les animateurs la rassurèrent en disant qu’il y avait un centre à Fukuoka, et qu’elle y retrouvait sûrement des amis qu’elle s’était fait lors des voyages de cure. Haylee et sa fille firent leurs cartons et les confièrent à des déménageurs. Puisque c’était les vacances scolaires, la jeune femme – qui avait eut son permis – avait décidé qu’elles voyageraient jusqu’au port de Tottori, où elles prendraient ensuite le bateau pour rejoindre Fukuoka. Durant ce voyage, Annabeth découvrit plein de nouvelles choses sur son pays d’adoption et se délecta de plusieurs paysages féériques. Les deux anglaises prirent leur temps, visitant plusieurs villes. Elles arrivèrent à Tottori une semaine après leur départ. Annabeth prit le bateau pour la première fois et l’expérience lui plut énormément. Arrivées à Fukuoka, Haylee et sa fille furent conduites à leur nouvelle demeure par une employée de l’agence de publicité où travaillerait bientôt la mère. Leur maison se trouvait un peu en retrait du centre-ville, une fois de plus près de l’hôpital. Annabeth en avait assez de toujours devoir loger près de cet édifice qui lui rappelait sa maladie. Néanmoins, la maison lui plut énormément. Elle était un tout petit peu plus petite que la précédente mais très charmante. Il ne lui fallut pas longtemps pour s’acclimater à son nouvel environnement, et trouva rapidement le centre de Kokoro de Fukuoka. Comme prévu par les animateurs de Kawasaki, Annabeth y retrouva beaucoup d’amis qu’elle s’était fait durant ses voyages. Elle y retrouva même Raytôku, qui fut ravi d’apprendre qu’ils vivaient de nouveau dans la même ville. Etant arrivée quasiment à la fin de l’année scolaire, Annabeth finit sa dernière année de collège par correspondance. A la rentrée, elle intégrerait la Neko Academy.

    Ayant atteint ses quatorze ans, c’était la dernière fois qu’Annabeth participait à un voyage avec Kokoro. Cette année-là, ils allaient dans les montagnes. La cure s’annonçait encore exceptionnelle, puisqu’elle retrouva ses amis de Kawasaki. L’association avait loué les vacances dans des chalets dans une dense forêt au flanc d’une montagne réputée pour la beauté de ses paysages. Néanmoins, ils apprirent qu’une colonie de sport avait loué au moment endroit qu’eux. Les animateurs de Kokoro témoignèrent de leur mécontentement, trouvant cela injuste que l’on mêle des enfants sportifs avec ceux qui ne pouvaient pas en pratiquer. Les deux associations arrivèrent néanmoins à un accord qui partageait le domaine. Ainsi, les sportifs ne croiseraient pas les malades. Néanmoins, un jour, Annabeth poussa sa témérité à la désobéissance. Elle savait que les garçons de la colonie s’entrainaient à dix heures le matin. Elle avait donc embarqué deux de ses amis pour une soit disant balade en forêt. Quand les deux adolescentes, Michiru et Risa, remarquèrent que leur amie se dirigeait vers le domaine réservée aux sportifs, elles tentèrent bien en vain de la dissuader de s’y rendre. Elles se cachèrent dans les fourrés et observèrent les garçons qui se désaltéraient après un jogging en forêt. Les yeux brillants d’admiration, les adolescentes dévorèrent les sportifs du regard.

    « Il est trop mignon celui aux cheveux bleus ! chuchota Annabeth à ses amies.
    - Lequel ? la questionna Risa.
    - Là bas, celui à gauche du grand brun. »

    Risa et Michiru ne l’avaient même pas remarqué. Beaucoup plus frêle et petit que ses camarades, l’adolescent aurait très bien put entre dans leur groupe qu’il y serait passé inaperçu.

    « Je ne pense pas qu’il fasse parti des sportifs, fit Michiru. Il doit être un promeneur curieux. »

    Néanmoins, à la seconde même où elle avait posé ses yeux sur le jeune garçon, Annabeth avait ressenti l’envi de le connaitre. Plusieurs fois elle retourna espionner les garçons. A chaque fois il était là, mais seul. Les autres couraient devant lui sans s’en soucier outre mesure. Michiru avait raison, s’était sûrement un adolescent du coin qui s’extasiait devant les performances des sportifs. Cependant, un jour, un animateur de Kokoro reçut la visite d’un accompagnateur de la colonie. Ce dernier leur proposait de venir voir le match de basket qui aurait lieu le lendemain. L’animateur communiqua la proposition à ses protégés, qui voulurent en être. Ce n’était pas parce qu’ils étaient interdits de sport qu’ils ne pouvaient pas en regarder. Mais Annabeth aurait préféré ne jamais voir ce match. Elle s’était installée au premier rang avec ses amies afin de ne rien manquer du match. Elle avait alors remarqué le jeune garçon aux cheveux bleus, portant un maillot de basket. C’était bel et bien un sportif, malgré ce qu’avaient pensé les trois adolescentes. Cette révélation ébranla Annabeth. Elle avait toujours rêvé de faire du basket, et voir un adolescent presqu’aussi frêle qu’elle en faire lui broya le cœur. Elle assista au match à contre cœur, enviant les garçons qui se poursuivaient sur le terrain. Alors, la jeune fille se promit à elle-même qu’elle en ferait aussi un jour, qu’elle vaincrait sa maladie et réaliserait son rêve.

    Pour la dernière semaine avant la fin du voyage, les plus vieux de Kokoro eurent le droit de camper en forêt avec un animateur. Bien évidemment, Annabeth en était. S’était la dernière fois qu’elle partait en voyage avec l’association, et voulait profiter un maximum des derniers jours qu’elle passerait avec les animateurs et les amis qu’elle ne reverrait sûrement plus. L’animateur lui demanda d’aller chercher du bois pour le feu, ce qu’elle fit sans se faire prier. Elle s’enfonça dans les bois, sachant pertinemment qu’elle ne risquait rien. Néanmoins, l’adolescent a toujours eu un très mauvais sens de l’orientation, si bien qu’elle se perdit au milieu des bois. La nuit commençait à tomber et elle n’avait aucun moyen de contacter les autres. Cependant, elle ne devait céder à la panique. Cela entrainera un affolement de son cœur et elle ne désirait pas faire une crise au milieu de la forêt, surtout qu’elle avait laissé ses médicaments au campement. Annabeth se dit qu’alors en marchant toujours tout droit, elle finirait bien par sortir de la forêt. Elle s’y attela donc, commençant néanmoins à se questionner sur la sûreté du bois. L’adolescente senti néanmoins son corps s’emballer quand elle entendit le craquement d’une branche derrière elle. Elle fit volte-face et se retrouva nez à nez avec le jeune basketteur aux cheveux bleu. Apparemment, il semblait tout aussi perdu qu’elle. Annabeth lui parla de sa propre mésaventure, et il en fit de même. Pendant qu’il parlait, l’adolescente ne put s’empêcher de noter à quel point il était mignon. Heureusement, la nuit était tombée ce qui empêchait l’autre de voir ses joues rouges. Le garçon se présenta alors, affirmant se nommer Kuroko Tetsuya. Il n’avait aucune idée d’où il était et n’avait rien pour s’éclairer. Prévoyante, Annabeth avait gardé sa petite lampe de poche, ce qui permit aux adolescents de continuer leur route grâce au petit faisceau lumineux. Mais les nuits étaient froides en montagne, et l’adolescente commençait à avoir très froid. Tetsuya la prit alors dans ses bras et il continua sa traversée de la forêt ainsi chargée. Quand ils sortirent enfin de la forêt, ils se trouvaient sur la route qu’ils avaient empruntée pour rejoindre les chalets lorsqu’ils étaient venus en bus avec leur association. Annabeth insista pour marcher, et ils remontèrent la route, combattant contre la fatigue. Lorsqu’ils arrivèrent finalement à destination, l’aube pointait à peine. Ils étaient tellement fatigués qu’ils s’endormaient presque debout. Heureusement, une animatrice les aperçut et les rejoignit au pas de course. Toute la nuit durant, les deux associations avaient cherchés les disparus. Les retrouver sains et saufs les rassurèrent sur le champ. Ne tenant plus debout, Annabeth et Kuroko furent conduit dans leur dortoir respectif quand lequel ils dormirent jusqu’à lendemain matin.

    Après cette mésaventure en forêt, les deux associations s’étaient beaucoup rapprochées et avaient décidés de passer la dernière semaine tous ensembles. Pendant ces quelques jours, Annabeth et Tetsuya firent plus ample connaissance. Ils apprirent avec étonnement qu’ils vivaient tous les deux à Fukuoka, et qu’ils allaient fréquentés tout deux la Neko Academy. La haine qu’elle avait ressentie envers le garçon lorsqu’elle l’avait vu jouer au basket se transforma en admiration. Elle aussi, un jouerait au basket un jour. Elle se l’était promit et ne briserait jamais cette promesse personnelle. Le dernier jour, les deux adolescents échangèrent leurs numéros et se promirent de se revoir, puisqu’ils vivaient dans la même ville.

    A peine rentrée chez elle, Annabeth raconta ces dernières vacances de cure à sa mère. Elle lui parla beaucoup de Tetsuya de qui elle était, elle le pensait, tombée amoureuse. Haylee s’amusa du récit de sa fille, et lui annonça qu’elle avait trouvé un homme qu’elle souhaitait épouser. Cela étonna beaucoup Annabeth, puisque sa mère ne s’était jamais intéressée aux hommes. Ca faisait désormais quatre moins qu’elles vivaient à Fukuoka, et Haylee était devenue la directrice de l’agence de publicité de la ville. Lorsqu’elle travaillait à Kawasaki, elle avait rencontré un homme à la tête d’une agence immobilière et les rares fois où ils s’étaient vu avait suffit pour qu’Haylee tombe sous son charme. Elle avait alors apprit en arrivant à Fukuoka que l’homme vivait dans cette même ville et qu’il souhaitait conclure un partenariat entre leurs deux agences. Cela les rapprocha beaucoup et, au fil du temps, ils tombèrent éperdument amoureux l’un de l’autre. Pendant qu’Annabeth était en cure, les deux amoureux s’étaient souvent retrouvés, et le directeur immobilier avait finalement demandée la publicitaire en mariage. Sous l’émotion, Haylee avait accepté sans pensée à ce que voulait sa fille. C’est pour cela qu’elle lui en parla longtemps, lui proposant de l’accompagner à la réception où l’homme de sa vie allait annoncer publiquement lors noces. Annabeth accepta évidemment de l’accompagner, ayant hâte de rencontrer celui qui avait changé l’opinion de sa mère concernant les hommes. Néanmoins, son cœur se brisa en mille morceaux quand, arrivées chez l’homme en question, elle lut le nom inscrit sur la boîte aux lettres. Kuroko. La présence du jeune homme aux cheveux bleus à la réception confirma les craintes de la demoiselle. Sa mère allait se marier au père du garçon qu’elle aimait, réduisant ses chances avec lui de zéro. Elle cacha sa profonde tristesse pour ne pas alerter sa mère, mais ne pouvait pourtant rien cacher à Raytôku qui comprit rapidement que sa meilleure amie n’allait pas. Quand elle lui avoua tout, le jeune homme lui conseilla de faire une croix sur ce garçon, parce qu’ils ne pourraient jamais s’aimer. Biologiquement certes, ils n’étaient pas frère et sœur. Mais socialement, si. Et l’inceste, bien qu’il soit social, était interdit...

    Tous les ans et ce depuis sa naissance, Annabeth devait procéder à des examens à l’hôpital pour suivre sa maladie. Cette année n’échappa pas à la règle. L’adolescente fit tous les examens nécessaires, des plus simple au plus compliqué et douloureux. Quand tous les examens s’achevèrent et qu’elle sorti de l’hôpital, la jeune fille eut la conviction que c’étaient les derniers qu’elle passait. Et elle avait raison. Sa mère reçut les résultats une semaine après. Annabeth ne souffrait plus de sa maladie. Les médecins ne savaient pas comment l’expliquer, mais les examens étaient clairs : le cœur d’Annabeth était guéri. Adieu les médicaments et les examens. Néanmoins, Haylee trouvait ça trop beau pour être vrai. Elle fit donc passer d’autres examens à sa fille pour connaitre sa mystérieuse guérison. Ce fut une prise de sang qui révéla aux médecins que le corps de l’adolescente s’était soigné tout seul, avec cependant une petite aide des médicaments. La jeune femme fut tellement heureuse qu’elle serra sa fille dans ses bras en pleurant de joie. Annabeth également était aux anges. Elle était guérie, elle ne courait plus aucun risque ! Elle pourrait enfin réaliser son rêve et pratiquer du sport. Bien évidemment, les médecins lui conseillèrent de ne pas trop forcer parce qu’elle n’était pas à l’abri d’une rechute. Mais la blonde se savait parfaitement guérie, certaine que plus jamais elle ne ferait de malaise. Le mariage d’Haylee et du père de Tetsuya eu lieu au mois d’avril, dans la belle propriété des Kuroko. Habillée de la belle robe des demoiselles d’honneur, Annabeth contemplait sa mère dans sa magnifique robe de mariée. Elle eut un pincement au cœur en se disant que ce mariage réduisait à néant toutes ses chances avec Tetsuya. Mais après ce qu’elle avait vécu, sa mère méritait ce bonheur. Haylee décida de garder son nom de jeune fille en plus de celui que son mari, puisque sa fille désirait garder le nom de Rose. Cependant, Annabeth n’aurait jamais crut que vivre sous le même toit que Tetsuya la rende si mal à l’aise. Elle pouvait le croiser n’importe où, le voyait torse nu, parfois même rien qu’avec une serviette de bain autour de la taille. Après avoir réfléchit pendant des jours et des jours, elle en vint à la conclusion qu’elle ne pourrait jamais cesser de l’aimer, même s’ils étaient devenu frère et sœur. Néanmoins, elle ne pouvait avouer cette passion à personne, pas même à sa mère à qui elle n’avait jamais rien caché auparavant. L’adolescente pouvait encore moins l’avouer à Kuroko, puisqu’elle ignorait ses sentiments. Ce garçon calme et pas très bavard n’était pas facile à cerner, et ce n’était donc pas facile de deviner ses sentiments...

    La rentrée des classes arriva plus vite qu’Annabeth ne l’aurait crut. Comme promit, sa mère l’inscrit à la Neko Academy. Puisqu’elle n’avait jamais perdu son amour pour la musique, l’adolescente choisi le Club Musique, où elle pourrait apprendre à jouer d’autres instruments. En option, elle choisit basket, mais dut convaincre sa mère de la laisser faire, puisqu’Haylee craignait encore pour la santé de son enfant. Elle finit néanmoins par céder, à la grande joie de sa fille. Désormais, c’est une nouvelle histoire qui commence pour Annabeth. Bien qu’elle ne devrait pas, elle continuait d’éprouver de forts sentiments pour Tetsuya. Néanmoins, elle les cache pour ne pas mettre le fouillis dans sa nouvelle famille. Haylee était enfin heureuse, elle ne pouvait pas garantir son bonheur au détriment de celui de sa génitrice. La suite de cette histoire n’existe pas encore, car ce sera à vous d’aider Annabeth à l’écrire au sein de la Neko Academy.




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MessageSujet: Re: * Rose Annabeth ~   Sam 28 Juil - 19:26

    ~ Et voilà j'ai - enfin - fini la présentation d'Annabeth :D

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